Reconversion professionnelle : osez vous lancer !

La reconversion professionnelle, vous y pensez… sauf qu’il y a un « mais » en travers du chemin. Entre les questions financières, le regard des proches, la problématique géographique ou encore le temps nécessaire pour suivre une formation, des doutes légitimes peuvent vite se transformer en une montagne infranchissable. Voyons ensemble comment lever les principaux freins à votre reconversion, pour enfin oser vous lancer et suivre vos envies.

Sécurisez financièrement votre projet

Qu’il s’agisse de conserver une rémunération acceptable, ou tout simplement de pouvoir financer votre projet, l’argent est souvent le premier point de blocage quand on parle de reconversion.

Vous craignez pour votre niveau de vie

Il est vrai que reconversion rime parfois avec retour à la case départ, en particulier lorsque l’on change radicalement de métier. Or, lorsqu’on a atteint un certain niveau de rémunération, cet apparent retour en arrière sur l’échelle des salaires et/ou du statut professionnel n’est pas toujours facile à aborder.

Plutôt que de raisonner par rapport à ce que vous avez acquis, la question à vous poser est alors celle de vos réels besoins. Visualisez votre objectif de reconversion de façon positive à travers ce que cela vous apportera et demandez-vous :

  • Quels sont alors mes vrais besoins financiers aujourd’hui ? À quoi correspondent-ils concrètement ?
  • Quels efforts suis-je prêt à consentir sans remettre en cause mon équilibre familial, en particulier dans mon mode de vie, pour atteindre mon objectif ?

Vous avez peur de ne pas pouvoir financer votre transition

Quels que soient votre motivation et les efforts que vous êtes prêt à consentir, il vous faut d’abord sécuriser financièrement la période de transition. Bien sûr, vous pouvez mettre de l’argent de côté, mais cela ne suffit pas toujours. Heureusement, de nombreux dispositifs existent pour vous aider.

Selon votre situation, vous pouvez par exemple bénéficier…

  • du Compte personnel de formation (CPF) pour financer vos formations (si elles sont bien référencées),
  • d’une rupture conventionnelle négociée avec votre entreprise, afin de vous assurer d’être indemnisé par Pôle emploi si vous voulez quitter votre poste actuel,
  • du Projet de transition professionnel (PTP), pour vous former tout en restant en poste et en maintenant votre salaire,
  • du PTP démissionnaire, là aussi pour vous former, mais en quittant votre emploi et en ouvrant vos droits au chômage.

Pour ce dernier dispositif, il est indispensable de faire appel à Mon Conseil en évolution professionnelle (Mon CEP) afin de valider au préalable votre projet de reconversion.

Nos conseillers peuvent, plus largement, vous aider à trouver des solutions pour financer votre transition professionnelle.

Prenez confiance en vous

Douter, c’est humain, et parfois même salutaire. Mais quand on a un projet de reconversion, il faut savoir distinguer les interrogations saines et celles qui vous paralysent inutilement.

Vous avez peur de vous tromper ou d’échouer

« Et si ce métier ne me plaisait pas tant que ça ? » « Et si je n’y arrivais pas ? » 
Voilà des questions qui peuvent être sources d’inquiétude… 

Il faut s’interroger sur ses motivations, mais il faut aussi se rappeler pourquoi on a eu envie de se lancer dans une reconversion. Votre envie de changement et votre projet de reconversion trouvent sans aucun doute sa source dans votre parcours professionnel ou dans votre vie personnelle.

Concentrez-vous là-dessus pour trouver du sens dans votre transition professionnelle.

Quelle que soit l’issue, vous allez vivre une expérience intéressante et apprendre un tas de choses utiles pour la suite. Il y a des échecs qui sont infiniment plus riches d’enseignements que beaucoup de réussites.

Vous avez peur du regard des autres

Bonne nouvelle, la reconversion professionnelle devient de plus en plus courante et de plus en plus simple ! Mais il y aura toujours des personnes pour qui changer d’orientation, même à la marge, est d’abord vu comme un risque contre lequel elles ne manqueront pas de vous mettre en garde. Et même si cela part d’une bonne intention, il vous faut prendre du recul par rapport à ces discours négatifs…

D’abord, voyez ce qu’il y a de positif dans ce qui peut vous être dit par vos proches : ils tiennent à vous et soulèvent souvent des points de vigilance légitimes. Ne balayez pas d’emblée tous leurs conseils, mais servez-vous-en comme d’un point d’appui pour être sûr de bien identifier tous les paramètres à prendre en compte dans votre projet.

Pour autant, gardez en tête que ces peurs qu’ils formulent sont avant tout les leurs, et le reflet des barrières qu’ils se mettent eux-mêmes dans leur vie… Or, il s’agit bien de construire votre projet à vous, et non le leur, en lien avec vos propres aspirations et compétences.

Enfin, les doutes que peuvent émettre vos proches viennent aussi des questions qu’ils se posent : contrairement à vous, ils n’ont généralement pas pris le temps de se pencher sérieusement sur votre projet. Ces échanges avec eux sont donc aussi l’occasion de leur apporter des éléments de réassurance, et in fine de les mettre de votre côté.

Comment trouver le temps pour me former ?

Si votre projet de reconversion demande une formation longue, ne désespérez pas !

Tout d’abord, il existe des dispositifs comme le PTP (Projet de Transition Professionnelle) qui vous permettent de vous former tout en restant dans votre emploi actuel. Ainsi, vous ne perdez pas de temps et gardez la sécurité de votre emploi.

Toutefois, rien ne remplace la pratique et il faut bien vous lancer un jour. Si vous aviez prévu de développer votre propre activité, mais que vous ne vous sentez pas tout à fait prêt, rien ne vous empêche d’être d’abord salarié pour finir de vous former auprès de quelqu’un d’autre avant de voler de vos propres ailes.

L’essentiel est d’accepter que tout ne sera pas forcément parfait dès le départ, et que c’est normal. Comme dans vos expériences précédentes, vous allez progressivement monter en compétences et éprouver la satisfaction qui va avec.

Evaluez votre éventuelle mobilité géographique 

La reconversion professionnelle peut parfois impliquer non seulement un changement de métier, mais aussi une adaptation à un nouveau lieu de vie. C’est là aussi une question majeure  auquel il convient de réfléchir, pour savoir ce que cela implique et ce qui est acceptable pour vous.

En premier lieu, comme pour votre future activité elle-même, essayez d’avoir une projection réaliste de votre nouvelle situation géographique et de l’opportunité que cela constitue. Il faut être clair sur différents points, comme par exemple  :

  • Dans quel type d’environnement ai-je envie de vivre ? Suis-je plutôt urbain, rural, un mix des deux ?
  • Qu’est-ce que cette mobilité peut m’apporter en termes de bien-être et de qualité de vie ?
  • Mon activité post-reconversion peut-elle être l’occasion d’un meilleur équilibre entre présentiel et travail à distance ?

Ensuite, pour réussir votre mobilité, voici quelques critères utiles à votre réflexion :

  • Pensez à vérifier les opportunités qu’offrent les différents territoires en termes d’emploi ou de clientèle pour votre activité ;
  • Réfléchissez aux implications sur votre couple, vos enfants, votre famille et vos proches ;
  • Ne négligez pas le coût de cette mobilité (déménagement, coût de la vie sur place, moyens de transport…) ;
  • Enfin, si votre reconversion n’implique pas de changement d’employeur, essayez de négocier avec lui les meilleures conditions

Parce qu’il est précieux de vous faire accompagner par quelqu’un qui vous apporte à la fois son expertise et un regard extérieur, nos conseillers en évolution professionnelle sont là pour vous aider et faire le point sur votre démarche. Prenez rendez-vous dès maintenant pour vous faire accompagner gratuitement !